La Capture des démons à Lanka — Indian (1775) — pigments and gold on paper, Walters Art Museum, Baltimore

La Capture des démons à Lanka

Par Indian · 1775-1800

<p>With the help of his army of monkeys, Rama's invasion of Lanka is successful. Rama and his brother Lakshmana are depicted seated under a tree at left, as monkeys bring captured demons to them. The palace of the demon-king Ravana stands on the hill at top right in this illustration from the "Ramayana."</p><p>For the latest information about this object, <cite><a href='https://purl.thewalters.org/art/W.877' rel='external'>Capture of Demons in Lanka</a></cite>, visit the Online Collection of the Walters Art Museum.</p>

Du même auteur — Indian

Œuvres de la même période — Rococo

Œuvres similaires

Cette œuvre, intitulée Capture of Demons in Lanka, représente un moment clé de l'épopée hindoue du Ramayana. Réalisée par un artiste indien anonyme entre 1775 et 1800, elle s'inscrit dans la tradition des miniatures indiennes, utilisant des pigments et de l'or sur papier. Dimensions modestes de 25,2 x 35,2 cm, elle est conservée au Walters Art Museum de Baltimore, témoignant de l'art pictural des cours princières mogholes ou rajpoutes.

Contexte

L'auteur de cette miniature reste anonyme, comme c'est souvent le cas dans l'art indien du XVIIIe siècle, où les œuvres étaient produites dans des ateliers royaux ou régionaux. Bien que classée sous la période rococo par certaines bases de données, elle appartient davantage à la tradition des peintures indiennes inspirées du Ramayana, une épopée sanskrite attribuée au sage Valmiki et datant du Ve au IIe siècle av. J.-C. Cette période tardive (1775-1800) correspond à une ère de déclin moghol, où les écoles régionales comme celles de Rajasthan ou du Deccan florissaient, intégrant des influences persanes et européennes dans leurs styles narratifs.

Description et analyse

L'illustration dépeint avec vivacité le succès de l'invasion de Lanka par Rama, héros divin du Ramayana, aidé de son armée de singes menée par Hanuman. À gauche, Rama et son frère Lakshmana sont assis sous un arbre stylisé, symbole de repos et de contemplation divine. Leur posture sereine contraste avec l'agitation des singes qui, musclés et expressifs, traînent des démons capturés vers eux. Ces démons, représentés avec des traits bestiaux et des armes brisées, incarnent le chaos vaincu par le dharma (l'ordre cosmique).

Au premier plan, la composition dynamique met en scène une procession triomphale : les singes, aux fourrures détaillées en pigments vifs, portent les prisonniers ligotés, certains hurlant de terreur, d'autres résignés. Les couleurs dominantes – rouges intenses pour les vêtements royaux, verts luxuriants pour la végétation – évoquent la vitalité de la jungle de Lanka. L'or, appliqué en fines couches, illumine les bijoux, les armes et les halos divins, conférant à l'ensemble une dimension sacrée et luxueuse typique des miniatures indiennes.

En arrière-plan, la colline couronnée du palais de Ravana, le roi-démon antagoniste, domine le paysage à droite en haut. Ce palais, avec ses tours ajourées et ses dômes en forme de lotus, symbolise l'opulence maléfique sur le point d'être renversée. L'architecture hybride – mélange d'éléments hindous, persans et peut-être européens – reflète les échanges culturels de l'époque. La perspective est aplatie, caractéristique de l'art indien, où le récit prime sur la profondeur réaliste : chaque figure est proportionnée selon son importance narrative, Rama étant plus grand et central.

Techniquement, les pigments minéraux (ocre, lapis-lazuli, vermillon) appliqués sur papier washi-like assurent une durabilité remarquable, tandis que l'or en poudre, fixé par une gomme, crée des effets de lumière éblouissants. Cette œuvre illustre un épisode du Yuddha Kanda (livre de la guerre) du Ramayana, où la capture des démons précède la confrontation finale avec Ravana. Analysée iconographiquement, elle souligne les thèmes du bien triomphant du mal, de la dévotion (bhakti) et de l'alliance inter-espèces, des motifs récurrents dans l'art hindou. Bien que non documentée pour des courants spécifiques, elle s'apparente aux styles pahari ou kangra, connus pour leur finesse narrative et leur émotion expressive.

Posterite

Cette miniature a été acquise par le Walters Art Museum, où elle est répertoriée sous le numéro W.877. Elle contribue à la compréhension des illustrations du Ramayana dans l'art colonial tardif indien, influençant les études sur l'iconographie hindoue. Exposée occasionnellement, elle est accessible en ligne via la collection numérique du musée, favorisant la diffusion de cet héritage culturel auprès d'un public mondial. Son étude persiste dans les travaux sur l'art du sous-continent, soulignant l'adaptation des épopées anciennes aux contextes princiers du XVIIIe siècle.

Questions fréquentes

Qui a réalisé la Capture des Démons à Lanka ?

Cette miniature a été peinte par un artiste indien anonyme au XVIIIe siècle. Elle provient probablement d'un atelier royal rajpout ou moghol, où les attributions individuelles étaient rares. L'œuvre s'inscrit dans la tradition collective des peintres de cour.

Quand a été créée cette œuvre ?

La Capture des Démons à Lanka date d'entre 1775 et 1800. Cette période marque la fin de l'empire moghol et l'essor des écoles régionales indiennes. Elle reflète les tensions politiques et culturelles de l'Inde précoloniale.

Où peut-on voir la Capture des Démons à Lanka aujourd'hui ?

L'œuvre est conservée au Walters Art Museum à Baltimore, aux États-Unis. Elle fait partie de la collection d'art asiatique du musée. Pour plus de détails, consultez le site en ligne du Walters Art Museum.

Quel est le sujet principal de cette peinture ?

L'œuvre illustre un épisode du Ramayana où Rama, aidé de ses singes, capture des démons à Lanka. Elle met en scène Rama et Lakshmana recevant les prisonniers, avec le palais de Ravana en arrière-plan. Ce moment symbolise la victoire du dharma sur le mal.

Pourquoi cette miniature est-elle importante ?

Elle témoigne de l'art narratif indien du XVIIIe siècle et de l'iconographie du Ramayana. Sa technique des pigments et or sur papier illustre les échanges culturels de l'époque. Elle enrichit les études sur l'héritage hindou et l'art des miniatures.

Sources et références

  • Walters Art Museum, Baltimore
  • Source primaire : walters