
Scènes du Nouveau Testament et apocryphes avec saints
Par Simone dei Crocifissi · 1360-1369 (Medieval) · Tempera
<p>The hinge marks along the outer edge of the left-hand panel suggest that these two reliquary panels are fragments of a larger ensemble. Its incomplete state might explain why the scenes include the Resurrection and the Ascension (upper left), Pentecost (upper right), the Death of the Virgin (middle left), and the Last Judgment (lower right), but not earlier events, such as the Crucifixion. Painted inscriptions identify the saints in the arches: Sts. Stephen and Lawrence and Sts. Vincent and Peter Martyr (middle right), and Sts. Margaret and Christina and St. Ursula and her maidens (lower left). The now-empty cavities in the frame originally contained relics.</p><p>For the latest information about this object, <cite><a href='https://purl.thewalters.org/art/37.723' rel='external'>New Testament and Apocryphal Scenes with Saints</a></cite>, visit the Online Collection of the Walters Art Museum.</p>
Du même auteur — Simone dei Crocifissi
Œuvres de la même période — Bas Moyen Âge
Œuvres similaires
Simone dei Crocifissi, peintre siennois actif au XIVe siècle, est connu pour ses œuvres religieuses influencées par la tradition gothique italienne. Cette œuvre, datée des années 1360-1369, s'inscrit dans le Bas Moyen Âge, une période marquée par une dévotion intense aux reliques et aux récits bibliques, où l'art servait à illustrer la foi chrétienne de manière didactique.
Contexte
Simone dei Crocifissi (actif vers 1340-1399) était un artiste de l'école siennoise, frère du plus célèbre Andrea di Cione, dit Orcagna. Formé dans l'atelier familial, il se spécialisa dans les panneaux d'autel et les reliquaires, typiques de la peinture gothique tardive en Italie centrale. Au Bas Moyen Âge, entre 1360 et 1369, Sienne vivait une ère de prospérité artistique financée par les guildes et l'Église, favorisant des œuvres comme ce diptyque qui combinait dévotion et orfèvrerie. Sans courants spécifiques documentés, l'œuvre reflète l'iconographie chrétienne standard de l'époque, axée sur la vie du Christ et des saints pour éduquer les fidèles.
Description et analyse
Les Scènes du Nouveau Testament et apocryphes avec saints consistent en deux panneaux reliquaires en tempera et feuille d'or sur panneau, mesurant 54,93 x 52,23 cm au total. Ces fragments d'un ensemble plus vaste portent des marques de charnières sur le bord extérieur du panneau gauche, indiquant qu'ils faisaient partie d'une structure plus grande, peut-être un reliquaire portatif ou un retable pliable. L'état incomplet explique l'absence de scènes antérieures comme la Crucifixion, se concentrant sur des événements postérieurs : la Résurrection et l'Ascension du Christ (en haut à gauche), la Pentecôte (en haut à droite), la Mort de la Vierge (au milieu à gauche) et le Jugement Dernier (en bas à droite).
Les arches architecturales abritent des figures de saints identifiés par des inscriptions peintes : à droite du milieu, saints Étienne et Laurent, ainsi que Vincent et Pierre Martyr ; en bas à gauche, sainte Marguerite et Christine, et sainte Ursule avec ses suivantes. Ces choix iconographiques soulignent une dévotion locale siennoise aux martyrs et aux vierges, courants dans l'art du Trecento. Les cavités vides dans le cadre, autrefois destinées à recevoir des reliques, ajoutent une dimension tactile et sacrée à l'œuvre, invitant les fidèles à une contemplation physique de la sainteté.
La technique à la tempera sur fond d'or feuille crée un effet lumineux et hiérarchique, typique de la peinture médiévale : l'or symbolise la divinité et l'éternité, tandis que les couleurs vives et les lignes gothiques accentuent le drame narratif. Les compositions sont structurées en registres superposés, avec des architectures gothiques stylisées encadrant les scènes, renforçant l'aspect théâtral. L'analyse révèle une influence byzantine dans les figures élancées et les drapés fluides, mêlée à un réalisme naissant italien, préfigurant la Renaissance. Sans sujets iconographiques supplémentaires documentés, l'œuvre se limite à ces vignettes bibliques et hagiographiques, servant probablement de support pour la liturgie ou la procession.
L'ensemble évoque une narration fragmentée de la Révélation chrétienne, où la Mort de la Vierge et le Jugement Dernier insistent sur la fin des temps, un thème récurrent au XIVe siècle marqué par la Peste Noire. Simone dei Crocifissi excelle dans le rendu expressif des émotions, avec des gestes théâtraux et des regards tournés vers le spectateur, favorisant une connexion spirituelle. Comparée à d'autres reliquaires siennois, comme ceux de Lippo Memmi, cette pièce se distingue par son intégration d'éléments apocryphes, enrichissant le canon biblique standard.
Posterite
Conservé au Walters Art Museum de Baltimore depuis son acquisition, cet ensemble fragmentaire illustre l'évolution de l'art siennois du gothique vers le proto-Renaissance. Bien que peu étudié en raison de son état incomplet, il contribue à la compréhension des reliquaires comme objets dévotionnels polyvalents. Des références sporadiques dans les catalogues du musée soulignent son importance pour l'iconographie mariale et martyrologique. Aujourd'hui, il attire les chercheurs en histoire de l'art médiéval, témoignant de la piété visuelle du Bas Moyen Âge sans influence notable sur les mouvements ultérieurs.
Questions fréquentes
Qui a peint les Scènes du Nouveau Testament et apocryphes avec saints ?
Cette œuvre a été réalisée par Simone dei Crocifissi, un peintre siennois actif au XIVe siècle. Frère d'Andrea di Cione (Orcagna), il s'est spécialisé dans les panneaux religieux gothiques. Son style reflète l'école siennoise influencée par la tradition byzantine et italienne.
Quand ont été créées ces scènes bibliques ?
Les panneaux datent des années 1360-1369, durant le Bas Moyen Âge. Cette période correspond à une ère de dévotion intense en Italie centrale, marquée par la Peste Noire. L'œuvre s'inscrit dans le Trecento siennois, époque de production artistique prolifique.
Où peut-on voir ces reliquaires aujourd'hui ?
Ils sont conservés au Walters Art Museum à Baltimore, aux États-Unis. L'ensemble est accessible via la collection en ligne du musée. Des visites physiques permettent d'apprécier les détails de la tempera et de l'or feuille.
Quel est le sujet principal de cette œuvre ?
Les panneaux dépeignent des scènes du Nouveau Testament comme la Résurrection, l'Ascension, la Pentecôte, la Mort de la Vierge et le Jugement Dernier, accompagnées de figures de saints. Ces vignettes apocryphes et hagiographiques servaient à illustrer la foi chrétienne. Les arches abritent des martyrs et vierges identifiés par inscriptions.
Pourquoi cette œuvre est-elle importante dans l'histoire de l'art ?
Elle représente un exemple rare de reliquaire fragmentaire du gothique siennois, combinant peinture et orfèvrerie. Son iconographie post-crucifixion met l'accent sur l'espérance eschatologique. Bien que fragmentaire, elle éclaire la dévotion médiévale et l'évolution stylistique vers la Renaissance.